Notre nuit n’a pas été de tout repos à cause d’une pluie bruyante, du déclenchement de l’alarme de la voiture (Chloé a essayé de sortir alors que les portes étaient verrouillées) et surtout à cause du manque de confort. Un petit tour à la station-service du coin pour se rafraichir et on repart. Notre prochaine étape est Crescent Head, berçeau du long board. Sur la route, nous croyons fortement qu’il va enfin faire beau. Le ciel est plus ou moins dégagé et le soleil bien que timide se laisse apercevoir. Nous arrivons à Crescent Head en milieu de matinée. Nous allons directement au point culminant de la ville où nous avons une belle vue sur l’océan. Puis nous redescendons déjeuner dans le centre avant d’aller se poser à la plage. Mais alors que nous sommes en maillot de bain à essayer de se prélasser et bronzer, quelques gouttes nous tombent dessus. Misère ! Nous n’aurons donc aucun répit ! On se tâte, on reste ou on part ? Ah, la pluie s’arrête, on reste ! Un quart d’heure plus tard, rebelote, pluie et nuage. J’ai froid, c’est déprimant d’avoir froid sur la plage ! On finit par craquer et se rhabiller. Comme il n’est même pas 16h, on décide d’aller se poser à une terrasse pour boire un milk-shake. Au bout d’une heure, on se prépare, c’est pas le tout mais il faut encore qu’on se trouve un endroit où planter notre tente pour la nuit. Cette fois-ci, les infos qu’on a eu sont bonnes et nous dénichons dans un parc national à un quart d’heure de la ville un terrain de camping gratuit. Il y a déjà quelques campeurs, ce qui nous rassure un peu. Nous installons notre petit campement. Comparé à la veille, on se débrouille pas trop mal et pour couronner le tout en dessert ce sera pêche au sirop suivi d’un film Crazy, Stupid, Love ! Que demander de plus !
| Crescent Head |
| Les rochers peints |
| Un petit koala malade |
Nous avons trois heures de route pour nous rendre de Port Macquarie à Newcastle. Nous arrivons à la dernière étape de notre périple peu avant midi. Nous déjeunons vite fait avant de nous rendre dans le centre de la ville. Newcastle avec son port et ses bâtiments en pierre rouge ressemble à une ville industrielle du début du XXème siècle, cela a un certain charme. Nous montons en haut de la Wharf Tower pour avoir une vue panoramique sur la ville. Puis nous tentons de trouver un cyber-café. Mais ce que nous avons oublié c’est qu’en Australie, en dehors des grandes villes, le samedi après-midi les magasins, les cafés ferment tôt, vers 16h. Il n’y a donc pas grand-chose à faire, on retourne donc sur le port. Il nous faut à tout prix trouver un point internet pour récupérer l’adresse de notre backpacker à Sydney. Comme toujours, notre dernier recours s’appelle Mc Donald ! Il devrait faire des cartes d’abonnement au Mc Do, j’en suis sûre qu’on la rentabiliserait rapidement ! Après notre session internet et notre si merveilleux repas, nous reprenons la route. Il n’y a pas de camping à Newcastle et nous ne voulons pas nous dormir en auberge de jeunesse donc la seule solution qu’on a trouvé est de se trouver une aire de repos pour dormir dans la voiture. C’est notre dernière nuit, demain on aura un lit. On peut bien sacrifier notre confort pour quelques heures. Et puis il nous reste moins de deux heures de route pour atteindre Sydney donc ça devrait aller. On se trouve une aire de repos avec des stations-services, un mac do (encore…) et d’autres boutiques. Comme nous ne voulons pas dormir devant tout le monde sur le parking des voitures, on se dégote une petite place tout au fond du parking des camions. On espère juste que personne ne viendra nous déranger ! Nous ne tardons pas à nous coucher, de toute façon il n’y a rien d’autres à faire et puis le lendemain, c’est le grand jour, Sydney on arrive, prépares-toi !!!
7ème étape : Sydney ou une arrivée mémorable
L’arrivée sur Sydney se révèle compliquée. Je n’ai jamais aimé conduire dans les grandes villes. Si je ne l’ai pratiquement jamais fait dans Paris, c’est pour une bonne raison. Dans les grandes villes, il y a des sens interdit partout, des rues partout, des voitures partout. Et nous, nous n’avons que notre petit plan de centre-ville pour nous retrouver. Il nous faut bien trois bons quarts d’heure pour réussir à trouver l’auberge de jeunesse et un parking. Nous sommes enfin arrivées, le stress peut retomber. On se rend à l’auberge pour déposer toutes nos affaires, ô combien encombrantes. Plus l’aventure avance et plus j’ai d’affaires, il va falloir que ça s’arrête sinon je ne serais obligée de me payer un avion rien que pour mes affaires dans 5 mois !! L’auberge ne paie pas de mine, nous sommes dans une chambre de 8. On avait oublié ce que ça faisait d’être autant dans un si petit espace, pour rappel à Childers on n’était que 4 ! On n’a pas le temps de faire le tour des lieux, il faut encore qu’on aille rendre la voiture. De nouveau, la galère pour trouver la bonne rue mais bientôt on sera débarrassée de cette voiture. Si on se posait la question d’acheter une voiture, il est clair qu’on ne le fera pas ici. Malgré tout, on est contente, on est à Sydney quand même et en plus il fait beau et chaud. On commence à faire des plans pour l’après-midi, on ira voir l’opéra et si on allait à la plage aussi… On gare la voiture, on met le pied dehors et là un orage éclate ! En moins d’une minute, nous sommes trempées de la tête au pied ! Ce n’est pas possible, les dieux sont contre nous ! Désormais, nous n’avons plus de voiture et c’est hors de question de rentrer à pied jusqu’à l’auberge sous cette pluie diluvienne. Qu’à cela tienne, on se pose dans un pub pour manger et boire une petite bière et franchement on en a bien besoin ! Le temps de nous restaurer, la pluie a faiblit, on peut donner rentrer. Enfin, on est quand même en tong et pour Chloé en short et débardeur, on a froid, on est mouillé. C’est un peu la déprime, on ne l’imaginait pas comme ça, notre arrivée dans la plus grande ville australienne. On ne veut pas se laisser démoraliser, on enfile jean, chaussette, basket et pull (il y a bien longtemps que je n’avais pas été autant habillée). On part à la conquête de la ville
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