mercredi 30 novembre 2011

Fruit picking, dernière semaine de galère

Toujours le sourire même dans la galère
Des allées de tomates à perte de vue!




 

Jeudi, c’est dans la joie et la bonne humeur (ironie) que nous retournons travailler. Nous allons planter des pousses de patates douces, point positif : nous ne partons travailler qu’à 11h30, cela nous laisse du temps pour nous lever, déjeuner tranquillement et trainer un peu au bord de la piscine. En arrivant au champ de patates douces, on nous explique comment planter les pousses et que nous devons nous occuper d’une rangée de 500 mètres, d’accord mais quand je regarde au loin, je ne vois pas la fin de la rangée, rassurant non ? Me voilà donc à passer un après-midi le dos courbé à planter des foutues herbes tous les 15 centimètres. Le soleil tape tellement fort que la terre est brulante et mes pieds souffrent dans mes baskets. Au bout de 250 mètres, je me sens au bord du désespoir. Chloé qui s’occupe de la rangée derrière la mienne n’est pas mieux, elle est agenouillée dans la terre à pester contre le monde entier. Heureusement que je suis la seule à pouvoir la comprendre ! Finalement, au bout de quatre heures et avec l’aide d’une autre personne j’arrive au bout de ma rangée. Soulagement d’avoir terminé et douleur dorsale se font ressentir. Chloé, Gaéle et moi décidons que le lendemain, nous retournons aux tomates, impossible de passer des journées comme celle-ci.
Malheureusement, le lendemain, la journée commence mal. On nous dépose à 6h dans le champ de tomate alors que nous ne commençons qu’à 8h, bon allez 2h à poireauter. On commence à râler, on décide de faire grève mais bizarrement il n’y a que les français qui sont plus ou moins  d’accord… Serait-on originaire d’un pays de mécontent ? La machine sur laquelle nous allons être arrive au bout d’une heure et demie mais le conducteur est sur le point de nous laisser en plan. Il hurle après le superviseur qu’il veut être payé, qu’il ne peut pas travailler dans ces conditions. Il commence à partir avec la machine avant de faire demi-tour. Ouf, on ne se voyait pas rentrer maintenant. Malgré tout, les problèmes continuent. Nous sommes 17 personnes, il n’y a que 15 places disponibles, faites les comptes… Je me retrouve à suivre la machine avec Chloé dans une rangée pour ramasser les tomates oubliées tandis que Gaéle est envoyée ailleurs. Et là, mon malheur commence. Il n’y a que des tomates pourries qui m’éclatent entre les mains dès que je les prends (je vous laisse imaginer l’odeur) toutes ces délicieuses tomates sont à ras du sol et au bout de quelques minutes, je me bloque le dos. Séquelle d’un après-midi de patates douces. J’arrive à bout de la rangée mais dans un état pitoyable, impossible de me redresser, je souffre trop. Au bord des larmes, je suis en train de me demander comment je vais faire pour tenir pendant 12h dans cet état, quand Cédric et Méryl, deux français rencontrés à l’auberge, viennent me dire qu’ils s’en vont. Ils se sont reçus des tomates pourries dans la figure sur la machine, ils en ont ras le bol de ces conditions, en bref ils se barrent. Est-ce que je veux les suivre ? Ni une ni deux j’accepte. Gaéle aussi est de la partie, elle a perdu 2 ongles en plantant les patates douces, impossible pour elle de bosser. Chloé décide de rester. Nous rentrons donc tous les quatre à l’auberge. Petit passage à la pharmacie pour acheter des médicaments, histoire de soulager la douleur. Je passe l’après-midi entre douleur et somnolence à cause des cachets. J’espère pouvoir retourner travailler le lendemain. Mais au bout de quelques heures, il devient évident que je ne pourrais pas. Je prends donc un day off pour le samedi.
Mon samedi est donc placé sous le signe du repos et de la détente. Je passe la journée avec Gaéle et Simon qui préparent leur départ pour le lendemain. Notre petite famille de la chambre 2 va être séparée, pour l’occasion nous décidons de cuisiner un genre de quiche au saumon, courgette et tomates ainsi qu’une calzone au chocolat, ce n’est pas parce qu’on est à l’autre bout du monde qu’on ne peut pas se faire plaisir ! Dimanche, je suis de retour aux tomates à 5h du matin, droguée aux médocs anti-douleur, ça devrait aller. Mais comme la chance est de mon côté, notre machine tombe en panne vers 10h. On nous dit qu’on va peut-être devoir arrêter de travailler ou bien remplir des seaux toute la journée jusqu’à 18h, personnellement je choisis la première solution ! Mais non, après une heure d’attente, on se lance dans les seaux. Je hais les tomates, le soleil, les superviseurs népalais… Le point positif est que nous sommes quand même payés à l’heure donc autant dire que nous ne sommes pas à fond. Comme nous ne faisons que râler, les superviseurs nous promettent que le lendemain, nous serons placés en priorité sur les machines. La promesse est tenue. Lundi matin, nous sommes sur les machines. Une journée de 12h à ramasser des tomates, il fait très chaud, aucune ombre à l’horizon. Les deux dernières heures sont les plus longues, les plus chiantes. Surtout que je sais que ce sont mes dernières heures de travail. Mardi, nous prenons un day off pour pouvoir ranger nos affaires et préparer notre départ prévu dans la nuit de mercredi à jeudi.  A 18h, c’est délivrance, bye bye les tomates ! Bonjour la plage et le repos !
Mardi, la journée commence bien, nous déjeunons tranquillement, on se sent déjà très loin des tomates. Mais avant de pouvoir définitivement oublier cette expérience, nous devons appeler l’agence pour être sûre d’être payées pour notre dur labeur. Pour Chloé, aucun souci mais pour moi, problème la standardiste ne retrouve pas mon nom sur sa liste, j’ai un nom trop compliqué je le savais ! Du coup, elle me demande de venir vérifier par moi-même. Or, l’agence se trouve à Bundaberg. Nous devons donc changer nos plans pour notre départ. Nous sommes donc parties aujourd’hui sur Bundaberg. Vince, le proprio de l’auberge, a accepté de nous déposer sur Bundaberg  en même temps que les personnes qui ont été travaillé aux patates douces. Nous avons bien fait d’aller à l’agence, d’une part pour que je puisse retrouver mon nom et d’autre part pour donner nos coordonnées bancaires. Cependant, nous devons passer la journée sur Bundaberg avec nos gros sacs et attendre jusqu’à 3h du matin, heure à laquelle le bus part. Programme de la journée : squatter à McDo pour avoir le wifi gratuit !
Demain, nous allons à Maroochydore, une station balnéaire à quelques heures de Brisbane. Nous allons y passer 3 jours, histoire de se reposer de ces deux dernières semaines et de profiter de la plage. Après tout, nous l’avons bien mérité…

mercredi 23 novembre 2011

Du fruit picking, tu feras!

Quand on a un working holiday visa, on n’est pas tout le temps en “holiday”, il faut bien bosser de temps en temps, histoire de financer son voyage. Et en Australie, un des jobs les plus faciles à trouver est le fruit picking. Alors, en bonnes voyageuses, nous voilà Chloé et moi parties travailler dans les fermes.
Résumé d’une première semaine d’enfer (au sens propre) :
Arrivées mercredi au backpacker qui ressemble plus à un motel mais bon nous partageons notre chambre avec un couple de français avec qui nous sympathisons immédiatement. Le gérant de l’auberge nous apprend que le lendemain, nous allons travailler dans un champ de tomates. Nous sommes payés 2$ le seau donc en gros plus tu en fais, plus tu gagnes. Gaéle, la française avec qui nous partageons la chambre, nous explique que les tomates c’est dur, que ça casse le dos. Bon, je pleure maintenant ou j’attends demain ?
Lendemain, debout à 4h, le bus part à 4h40 pour nous déposer dans le champ. Des allées de tomates à perte de vue ! On nous explique que nous devons ramasser les tomates légèrement colorées, orangées. Surtout pas les rouges, elles ne sont plus bonnes. A bon, première nouvelle…  Bon, allez, je me lance, je commence à ramasser ces tomates. 5h plus tard, le soleil a commencé à chauffer, je suis couverte de poussière orange, j’ai mal au dos, aux cuisses et j’ai l’impression que ces foutus seaux ne se remplissent pas. A midi, je me dis que je ne vais pas pouvoir tenir une semaine comme ça. Trop dur, trop fatigant. Je n’ai jamais fait un boulot aussi éreintant. Nous finissons de bosser à 16h30. J’ai 50 seaux à mon actif, bon, ce n’est pas trop mal. Ca me fait une centaine de dollars. Je rentre crevée à l’auberge et à 20h je dors déjà. Je sens que je ne vais pas avoir de vie sociale pendant deux semaines…
Vendredi, rebelote. Des tomates, des tomates, encore des tomates. Physiquement, je ne ressemble plus à rien. Ma peau est orange, mes ongles recouverts de terre, je commence à avoir des boutons sur les bras et les jambes à cause des pesticides. Et mes vêtements, n’en parlons pas. Je pense qu’au bout de deux semaines, je devrais dire au revoir à mon pantalon, mes chaussettes et mes tee-shirts. Je commence à en avoir marre, je râle dans mes allées de tomates. Une chose est sûre, je ne suis vraiment pas pour la vie de fermière. Le samedi, Gaéle, Chloé et moi sommes envoyées aux machines. Nous sommes installées sur des machines et tandis que la machine avance nous devons ramasser les tomates. A la différente du ramassage au seau, là, nous devons être rapides, nous avons des superviseurs qui nous pressent. Nous avons droit à seulement deux pauses, une de 20 minutes à 9h et une autre de 10 minutes à 13h pour manger. Alors, même si nous sommes payés à l’heure, je me demande si c’est vraiment mieux que les seaux…
Le dimanche, nous sommes de retour aux seaux et là nous passons une de nos pires journées. Chloé et moi mettons 3h pour ramasser les tomates sur une allée de 600 mètres, comme la plupart de nos collègues ont été envoyés aux machines, nous finissons de bosser à 15h, sale journée, je n’ai même pas réussi à atteindre les 50 seaux. Ras le bol, ce soir, on décide de demander un day off pour le lendemain. Cependant, on nous le refuse et on nous propose d’aller planter des avocatiers le lendemain. Bon, payer 20$/heure, ok on accepte. Et pour une fois, on a bien fait ! Nous travaillons pendant 5h à un rythme assez tranquille, le fermier est vraiment sympa, nous récoltons 150$ pour notre boulot et nous finissons la journée à 10h30. Je voudrais des journées comme celle- là tous les jours ! Malgré tout, on décide de prendre notre day-off le mardi pour pouvoir se reposer réellement. Mais là, surprise après avoir accepté notre jour, le manager nous le refuse et nous place d’office dans une ferme. Départ à 4h25, 2h de bus pour aller du côté de Bundaberg. Nous nous retrouvons dans une ferme de sweet potatoes, assises sur des bidons d’eau à couper des tiges d’herbes. 9h pour couper 20 mètres d’herbes, quelle journée…  Nous avons beau terminé à 15h, nous attendons pendant 2h que le bus de l’auberge veuille bien venir nous chercher, nous ne rentrons qu’à 19h. Seul point positif de la journée : nous avons eu la bonne surprise de retrouver Lucas, un français que nous avions rencontré à Yandaran. Il a trouvé du boulot dans cette ferme.
Aujourd’hui, au bonheur ! Nous avons réussi à obtenir notre day off ! Le programme de la journée : grasse mat, course et piscine ! Que du bonheur. Malheureusement, de courte durée. Demain, nous allons bosser au sweet potatoes mais cette fois-ci c’est plantation.
Encore une semaine à tenir à ce rythme et à souffrir mais bon faut se dire qu’à la fin nos exploits seront récompensés, enfin on espère… Alors, je vous laisse ! Pensez fort à moi !

Après une journée de travail!

mardi 15 novembre 2011

Yandaran ou rencontre avec le peuple australien

Samedi 5 novembre, nous quittons Hervey Bay pour Bundaberg. Petit hic : nous n’avons pas trouvé d’auberge de jeunesse pour le soir-même. Soit elles sont complètes, soit il faut y rester au moins une semaine, or, nous n’avons besoin que d’une nuit. Dimanche, nos futurs hôtes viennent nous chercher. Tant pis, nous partons quand même. Après tout, c’est un peu ça l’aventure, ne pas savoir où on va dormir le soir-même ! Après une heure et demie de trajet, nous arrivons à Bundaberg. Nous tentons notre chance avec une auberge qui nous avait demandé de rappeler plus tard et là miracle il y a deux lits disponibles ! Nous voilà donc parties à la recherche du Cell Block Backpacker. Heureusement que nous ne restons qu’une nuit, l’auberge est située dans une ancienne prison. Bon, cela a un certain charme si on veut…  Nous passons une nuit assez courte puisqu’il y a une fête dans l’auberge.
Le lendemain, une des propriétaires de l’hôtel, Biggles, vient nous chercher.  Elle nous emmène à une demi-heure de Bundaberg dans un village, Yandaran. Nous allons passer un peu plus d’une semaine dans le pub/hôtel qu’elle tient avec son mari, sa sœur et le mari de celle-ci. Dès notre arrivée, nous sommes surprises par le lieu. Il n’y a rien dans les environs à part le pub et un magasin. Il n’y a que deux routes, l’une qui mène à la plage et à la rivière et l’autre à Bundaberg. Pas de bus pour aller en ville et il faut prendre la voiture pour se rendre à la plage… Le temps risque d’être long…
Dès notre premier soir, nous sommes plongées dans l’ambiance australienne. C’est soirée pizza et la bière est de rigueur. Nous sommes un peu l’attraction de la soirée, surtout moi et mon prénom imprononçable. Et oui, les australiens n’arrivent pas à dire Maïté, pour eux je serais Mate. Or, ici mate signifie « mon pote ! ». Bon, au moins, on peut dire que mon prénom est convivial. Nous passons une soirée agréable, les habitants de Yandaran sont vraiment gentils. Ils nous mettent tout de suite à l’aise. A tel point que Biggles me demande de conduire le van pour ramener un des habitués chez lui. Heu, c’est une blague ? Je n’ai jamais conduit à gauche avec un volant à droite et encore moins sur une voiture automatique en pleine nuit !! Non, non, ce n’est pas une blague. Nous voilà donc partis, Chloé, l’habitué, Shannon (un des résidents de l’hôtel) et moi. Shannon propose de me relayer au bout de quelques mètres, je ne dis pas non. Je ne suis pas très à l’aise au volant de cette voiture. Seulement, en plein trajet, Shannon nous apprend qu’il n’a pas le permis et qui plus est, il a bu quelques bières ! Je prie très fort pour que ce premier jour à Yandaran ne soit pas le dernier ! Tout est bien qui finit bien, nous rentrons au pub en entier.
Le lendemain, les choses sérieuses commencent. Levées à 6h45 pour être prêtes à 7h30. Nos tâches consistent à balayer et passer la serpillière au bar, dans la salle de restauration, la cuisine, près des chambres. Nous devons également nettoyer les wc, vider les poubelles… Bref, rendre les lieux tout propres avant l’arrivée des premiers clients. Qui soit dit en passant sont parfois là dès 10h pour une petite bière. Il n’est jamais trop tôt pour une bière ! Généralement, nous terminons nos tâches quotidiennes vers 9h30-10h et parfois nous avons des tâches spécifiques comme le lavage des voitures, récurer la graisse dans la cuisine, tartiner des toasts, repasser les nappes, aller en voiture acheter des packs de bières. Nous avons tous nos après-midi libres. Nous en profitons pour nous rendre à la plage, une fois sur Bundaberg. Terry, un des propriétaires, nous emmène à la pêche aux crabes sur la rivière.
Nous avons passé une dizaine de jours à Yandaran. Quelques jours vraiment sympas où nous avons mangé plus que de raison (c’est ça de manger au restau midi et soir), nous avons rencontré des personnes vraiment intéressantes et amicales. Nous avons même découvert la vie nocturne australienne lors d’une sortie sur Bundaberg avec les jeunes du coin, une soirée bien mémorable !
Après cette expérience, nous avons décidé de chercher (enfin) un boulot dans le fruit picking. Nous partons donc ce mercredi à Childers, une ville située à quelques kilomètres de Bundaberg. Nous espérons trouver assez facilement du travail.

Pêche aux crabes avec Terry
1ère conduite australienne


La plage de Yandaran...déserte!

J'adore l'Australie!

samedi 5 novembre 2011

A l'aventure sur Fraser Island!

Etre à Hervey Bay et ne pas aller visiter Fraser Island est un crime. Cette île est classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Nous voilà donc embarquer pour une excursion de 3 jours et 2 nuits sur Fraser Island.
La veille du départ, nous avons une réunion avec notre guide afin de faire un point sur les affaires à emmener et de voir ensemble le programme du séjour. Nous sommes treize à partir, cinq anglais, cinq allemands, un américain et nous, les françaises, plus notre guide. Dès qu’il entre dans la pièce, on se demande si on a affaire au Père Noël. Adrian a la barbe, les cheveux et même le ventre du personnage et bizarrement son surnom est Santa… Un peu difficile de le comprendre au début, il parle vite et dans sa barbe mais il a l’air bien sympa et il nous promet de nous montrer le plus de choses possibles. Selon lui, nous allons en prendre plein les yeux et nous serons épuisés ! Avant de terminer cette réunion d’informations, nous regardons une vidéo sur les risques de la conduite en 4x4 sur Fraser Island. En effet, il n’y a aucune route, on roule sur le sable, il faut éviter les vagues qui peuvent être dangereuses pour les véhicules. Bon, je pense avoir eu une bonne idée en refusant de conduire. Il y a bien assez de mecs dans le groupe qui le feront !
notre 4x4!
Fraser Island





 






Le lendemain, nous commençons par faire les courses pour pouvoir survivre pendant 3 jours et sachant que la moitié du groupe est composée de mecs, il faut pouvoir les nourrir ! Ensuite, nous prenons le ferry qui nous emmène sur l’île en une petite demi-heure. Dès notre arrivée, nous sommes dépaysés, du sable partout mais pas seulement. Nous voyons beaucoup de végétations, d’oiseaux et l’océan à perte de vue. Nous nous dirigeons sur la 75 Miles Beach. Il y a tellement de sables que nos 4x4 doivent bien rester sur les marques de pneus déjà tracées pour ne pas s’ensabler. On s’arrête au Eurong Beach Resort pour déjeuner. Enfin, si on peut appeler ça déjeuné. En 10 minutes top chrono, tout le monde a déjà englouti ses 2 sandwichs et sa pomme alors que Chloé et moi en sommes encore au premier sandwich. Hum, le ton est donné, on va  passer 3 jours à un rythme d’enfer ! Après ce repas express, direction le lac Wabby. Pour y accéder, nous devons marcher une quarantaine de minutes dans la forêt puis dans une étendue de sable. Et là, au milieu du désert, un lac entouré d’arbres. C’est étrange de se baigner dans de l’eau douce en plein milieu des dunes mais c’est tellement agréable. Nous avons pour compagnons de baignade des poissons chat, pas du tout gênés par notre présence, ils doivent avoir l’habitude. Deux petites heures de détente et hop nous reprenons les 4x4, direction le Maheno shipwreck. Il s’agit d’un navire qui s’est échoué sur l’île en 1940. Le navire est en pièces détachées toutes rouillées, il y a de forte chance pour que d’ici quelques années il ne reste plus rien de l’épave. Nous nous dirigeons ensuite vers The Pinnacles, une montagne de sable. Puis, nous allons nous poser au campement. Le temps de monter nos tentes, de nous poser et il est l’heure de manger (à noter qu’en Australie, le soleil se couche tôt à 18h donc les gens mangent tôt avant 19h en général !). Nous passons notre première soirée autour d’un feu de camp à faire des jeux, à discuter. Nous finissons notre soirée sur la plage pour admirer les milliers d’étoiles.
Lake Wabby
The Maheno



Deuxième jour, comme il nous l’a promis, Santa nous lève à 4h30 pour qu’on aille assister au lever du soleil. Après seulement 4h du sommeil, le réveil est un peu difficile mais devant la beauté du paysage on ne regrette rien. Surtout que nous avons la chance de trouver le petit déjeuner préparé à notre retour. Cependant, nous n’avons pas le temps de nous attarder, une longue journée nous attend. A 6h, nous sommes partis, direction the Champagne Pools, des petites piscines d’eau de mer où l’on peut se baigner sans danger. En effet, il est déconseillé de se baigner dans l’océan à cause des fortes vagues et des requins tigres qui ont élu domicile dans ce coin de l’océan. Pour moi, il est un peu difficile de me baigner à 7h du matin mais au moins après ça, je suis complètement réveillée ! Nous continuons notre tour de l’île par une petite ascension jusqu’à l’Indian Head où nous avons une vue exceptionnelle sur l’océan et la plage. Puis, nous allons vers un autre lac, Lake Allom, où nous pouvons nourrir des tortues. Il est à peine 10h mais notre journée est déjà bien entamée et nous n’avons pas encore terminé ! Prochaine direction : the knifeblade sandblow, des dunes de sables qui se sont formées au milieu de la forêt. Nous restons le temps de prendre quelques photos puis nous allons à Eli Creek, un cours d’eau où nous pouvons se promener au milieu de la forêt. Nous finissons notre journée après déjeuner. Déjà plus de 8h que nous sommes debout à aller d’un bout à l’autre de l’île. Nous rentrons au campement pour nous reposer un peu. Nous avons prévu une balade dans les dunes de sables pour aller admirer le coucher de soleil vers 17h. Tout comme le levé, celui-ci est splendide avec des couleurs magnifiques.

Lever du soleil
Champagne Pool









Troisième et dernier jour d’excursion. Debout à 4h30 pour tenir compagnie au soleil qui débute lui aussi sa journée. Mais cette fois-ci, nous avons un peu moins de chance, un gros nuage nous cache le spectacle. Tant pis, on en aura vu au moins un sur deux ! Nous commençons notre journée par la découverte d’un lac,  Lake Birabeen. Encore une petite baignade de bon matin, je vais commencer à y prendre goût ! Nous nous dirigeons ensuite vers la Rainforest. Mais entre-temps, la voiture reste coincée dans le sable, nous devons donc descendre de voiture pour la pousser, allez un peu d’effort, on se fait les muscles des bras ! Pas facile quand même de pousser quand on a les pieds qui s’enfoncent dans le sable ! Nous arrivons enfin à la forêt où nous faisons une balade d’une bonne heure. Cela fait du bien d’être sous le couvert des arbres, de découvrir la flore de l’île, cela change du sable. Notre séjour se termine par la découverte de l’incontournable Lac McKenzie.


Les aventurières!
Nous rentrons à Hervey Bay vers 16h, nous sommes épuisés mais cette excursion était vraiment géniale ! Nous avons eu raison de la faire. J’ai pu rencontrer des personnes sympas, de nationalités différentes.

Prochaine étape de mon séjour : Bundaberg, la ville du rhum ! La semaine prochaine, nous allons dans un hôtel faire de l’help exchange.

vendredi 4 novembre 2011

Première expérience d'Help Exchange

Comme je l’ai expliqué dans l’article précédent, Chloé et moi avons décidé de tenter l’expérience du Help Exchange. Nous voilà donc parties, mardi dernier, à la rencontre de Pearl, notre hôte pendant une semaine. Pearl est une anglaise installée en Australie depuis plus de 30 ans. Elle est sage-femme et vit seule avec son chienne, Lili, dans les environs d’Hervey Bay. Elle nous a mise à l’aise avant même de nous rencontrer en proposant de venir nous chercher en fin d’après-midi pour que nous puissions profiter comme il se doit du soleil et de la plage. Qui pourrait refuser une telle proposition ? Notre première journée à Hervey Bay a donc commencé  par une balade dans le centre-ville (qui se résume à l’avenue le long de la plage) puis un pique-nique sur la plage avant de passer l’après-midi à se baigner et à bronzer. Puis, comme prévu, Pearl est venue nous récupérer pour nous emmener chez elle. Une maison décorée dans le style anglais, un peu rétro mais convivial, une piscine pour être se détendre dès la fin de nos heures de travail et un jardin immense !
En échange des courses et du logement, Pearl nous a demandé de repeindre une façade de sa maison et de tondre son gazon. Deux tâches en apparence assez faciles à réaliser mais nous nous sommes vite rendues compte que ce n’était pas de tout repos. Bon, nous avons repeint la façade sans problème, juste quelques taches de peinture sur nos vêtements qui ne partiront sans doute jamais (enfin ce sera des souvenirs !). Par contre, tondre le gazon n’a pas été de tout repos. Nous n’avions qu’une seule tondeuse pour deux, une fourche pour ramasser les herbes et un jardin non entretenu depuis plusieurs mois ! Autant dire que nous avons bien galéré tous les matins et fin d’après-midi, impossible de tondre après 11h, la chaleur étant intenable. Malheureusement, nous ne sommes pas arrivées à bout de notre mission à cause de quelques intempéries, le fond du jardin n’a pas pu être tondu. Mais bon, nous sommes quand même fières de nous et de nos efforts, et Pearl aussi donc ça tombe bien !
Cette semaine chez Pearl nous a fait du bien, on a pu se poser un peu, être tranquille à la différence de l’auberge de jeunesse où il y a toujours du bruit, du mouvement. De plus, cela nous a permis de rencontrer une australienne (d’adoption mais bon c’est la même chose !).
Après cette petite semaine de labeur, nous avons décidé de prendre quelques jours pour aller découvrir Fraser Island. Nous avons réservé avec une auberge de jeunesse pour partir en 4x4 sur l’île pendant 3 jours et 2 nuits. Ce sera notre première excursion dans la nature australienne !
Voici quelques preuves de mes efforts...