mercredi 14 décembre 2011

On the road...

Après avoir visité le sud du Queensland, nous avons décidé de descendre pour rejoindre la ville la plus connue d’Australie, j’ai nommé Sydney ! Plusieurs solutions s’offraient à nous : prendre le bus et le train pendant plus de vingt heures et ne rien voir entre Brisbane et Sydney ou louer une voiture et prendre une semaine pour descendre et découvrir la côte. Décision unanime (pas trop difficile comme on n’est que deux !) : on loue une voiture ! Et nous voilà parties pour un road trip d’une semaine…
1ère étape : Retour éclair à Brisbane
Elément essentiel pour un bon road trip : une voiture !! Et comme nous n’en avons pas, nous avons décidé d’en louer une à Brisbane. Lundi 5 décembre, nous sommes donc de retour à Brisbane le temps de quelques heures. Pas trop le temps de réaliser que nous sommes revenues à notre point de départ. Nous n’avons que deux heures devant nous pour manger et trouver l’agence de location. Nous récupérons notre voiture, un genre de Toyota Yaris blanche. Et là, le doute s’installe… Le gros sac de Chloé, ma grosse valise, mon sac à dos et nos deux sacs de course vont-ils entrer dans cette petite voiture ??? Après quelques essais, tout finit par rentrer, ouf ! En route, maintenant ! Enfin, faut-il encore réussir à se repérer et à sortir de la ville. Je n’ai jamais trop aimé conduire dans les grandes villes et en plus là, on se la joue ancien temps, pas de gps, juste une bonne carte routière. Mais j’ai une co-équipière de choc et à nous deux, on réussit à trouver la bonne route !

2ème étape : Byron Bay ou la ville du surf

Notre maison!!
Il y a pratiquement deux mois, Chloé et moi avions passé une journée à Byron Bay. On avait vraiment apprécié cette ville. Du coup, on a décidé d’y retourner et d’y passer deux jours. Notre but : apprendre à surfer ! Sur la route, la pluie commence à tomber, on prie pour que ce soit juste passager. Malheureusement, le mauvais temps nous suit jusqu’à Byron Bay. Nous trouvons un camping assez facilement, on installe notre petite tente. On se demande si finalement, on va vraiment faire du surf vu la pluie et selon les infos qu’on a eu les cours ont l’air un peu chers. Quand soudain, un homme nous accoste dans le camping et commence à nous dire qu’il propose des cours de surf à 49$, qu’il faut absolument qu’on essaie, que s’il pleut le lendemain, ce n’est pas grave de toute façon on sera déjà trempée. Et puis, comme il est sympa, il nous fait une réduc, 35$ le cours de surf. Je regarde Chloé et je vois dans ses yeux que c’est bon, l’affaire est déjà conclue. Après tout, c’est un signe de destin, non ? On voulait surfer et on nous propose un cours à un tarif défiant toute concurrence ! Allez, on accepte ! Rendez-vous le lendemain midi. En attendant, nous décidons d’aller manger en ville. On se trouve un restaurant thaï bien sympa, 1er restaurant depuis notre arrivée en Australie ! Après ce petit plaisir, nous retournons au camping pour passer notre première nuit en tente sous la pluie…
Notre voiture!
Lendemain, réveil un peu humide, il a plu toute la nuit et il fait froid et gris. Tout à coup, notre belle motivation pour surf tombe à l’eau (c’est le cas de le dire). Pendant qu’on va faire les courses, on pèse le pour et le contre. On y va, on n’y va pas ? Finalement, le temps de rentrer, manger, se préparer, on est déjà en retard. Le gérant du club qui vient nous chercher en navette nous téléphone, plus le choix, on se dépêche, on y va ! Et on a bien fait. Nous sommes une dizaine à apprendre à surfer. Le cours commence par un petit footing sur la plage, suivi d’étirement. Notre prof nous explique comment nous tenir sur la plage puis comment passer de la position allongée à la position debout. Facile quand la planche est sur le sable mais faut voir ce que ça donne dans l’eau. Après quelques essais sur la terre ferme, on se lance. Et comme je me l’imaginais, c’est plus difficile dans l’eau. Dès qu’une bonne vague arrive, il faut nager et réussir à se lever rapidement. Premier essai, raté. Deuxième aussi. Troisième, je n’y arrive toujours pas. Si au prochain tour, je rate, j’arrête. Et là, ô miracle, je réussis à me lever et à surfer sur quelques mètres, quelle sensation grisante !! On continue à s’exercer pendant une bonne heure. Je réussis une fois sur deux mais pas grave, c’est mon premier cours, ça ne peut pas être parfait. C’est décidé, si j’ai les moyens je me repaierais quelques cours pour me perfectionner. Mon but : devenir une vraie surfeuse !
Après
Avant
Après notre cours, nous allons nous balader une dernière fois dans le centre-ville. Dès le lendemain, nous reprenons la route.








3ème étape : Passage éclair à Coffs Harbour et balade pluvieuse au Dorrigo National Park

Mercredi 7 décembre, il continue à pleuvoir et nous devons poursuivre notre retour. Notre programme est d’aller jusqu’à Coffs Harbour pour déjeuner et de nous rendre ensuite dans un parc national pour nous balader et camper. Mais rien ne se passe comme prévu.

Après trois heures de route, nous arrivons à Coffs Harbour mais la pluie ne s’est pas arrêtée et nous ne trouvons aucun endroit abrité pour déjeuner. Tant pis, on se pose près de la jetée et mangeons comme deux malheureuses dans la voiture. Nous ne voyons pas grand-chose de Coffs Harbour à part un centre commercial où nous allons acheter des capes de pluie ! A peine une heure plus tard, nous sommes sur la route pour le Dorrigo National Park. Nous empruntons la waterfall way pour nous y rendre. En chemin, nous croisons des cascades, des paysages verdoyants. Cela pourrait être splendide si la pluie voulait bien s’arrêter cinq minutes. Arrivées au parc, on apprend qu’on ne peut pas camper, qu’il n’y a pas de site de camping dans les environs. Oups, les informations qu’on avait été fausses. Nous n’avons plus d’endroits où dormir cette nuit. Qu’est-ce qu’on fait ? On redescend chercher un logement ou on reste pour se balader ? On prend la seconde option. Et nous voilà, à marcher sous la pluie. Les paysages sont magnifiques, nous faisons quelques photos mais il pleut trop et on commence à se faire attaquer par des petites sangsues qui veulent pomper tout notre sang. On fait quand même la moitié de la balade, soit 2h30 de marche. Revenues au parking, on n’en peut plus, il fait froid, on est trempé, on n’a toujours pas d’endroit où dormir. On reste encore un peu pour manger avant de reprendre la route. On s’est résignée à ne pas trouver un logement pour la nuit. Notre but : trouver une aire de repos pour pouvoir dormir dans la voiture. Après une heure de route, on finit par s’arrêter sur un parking en face d’une station-service. On est tellement fatiguée qu’on s’endort rapidement en espérant que le lendemain soit une meilleure journée…

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