Quand on a un working holiday visa, on n’est pas tout le temps en “holiday”, il faut bien bosser de temps en temps, histoire de financer son voyage. Et en Australie, un des jobs les plus faciles à trouver est le fruit picking. Alors, en bonnes voyageuses, nous voilà Chloé et moi parties travailler dans les fermes.
Résumé d’une première semaine d’enfer (au sens propre) :
Arrivées mercredi au backpacker qui ressemble plus à un motel mais bon nous partageons notre chambre avec un couple de français avec qui nous sympathisons immédiatement. Le gérant de l’auberge nous apprend que le lendemain, nous allons travailler dans un champ de tomates. Nous sommes payés 2$ le seau donc en gros plus tu en fais, plus tu gagnes. Gaéle, la française avec qui nous partageons la chambre, nous explique que les tomates c’est dur, que ça casse le dos. Bon, je pleure maintenant ou j’attends demain ?
Lendemain, debout à 4h, le bus part à 4h40 pour nous déposer dans le champ. Des allées de tomates à perte de vue ! On nous explique que nous devons ramasser les tomates légèrement colorées, orangées. Surtout pas les rouges, elles ne sont plus bonnes. A bon, première nouvelle… Bon, allez, je me lance, je commence à ramasser ces tomates. 5h plus tard, le soleil a commencé à chauffer, je suis couverte de poussière orange, j’ai mal au dos, aux cuisses et j’ai l’impression que ces foutus seaux ne se remplissent pas. A midi, je me dis que je ne vais pas pouvoir tenir une semaine comme ça. Trop dur, trop fatigant. Je n’ai jamais fait un boulot aussi éreintant. Nous finissons de bosser à 16h30. J’ai 50 seaux à mon actif, bon, ce n’est pas trop mal. Ca me fait une centaine de dollars. Je rentre crevée à l’auberge et à 20h je dors déjà. Je sens que je ne vais pas avoir de vie sociale pendant deux semaines…
Vendredi, rebelote. Des tomates, des tomates, encore des tomates. Physiquement, je ne ressemble plus à rien. Ma peau est orange, mes ongles recouverts de terre, je commence à avoir des boutons sur les bras et les jambes à cause des pesticides. Et mes vêtements, n’en parlons pas. Je pense qu’au bout de deux semaines, je devrais dire au revoir à mon pantalon, mes chaussettes et mes tee-shirts. Je commence à en avoir marre, je râle dans mes allées de tomates. Une chose est sûre, je ne suis vraiment pas pour la vie de fermière. Le samedi, Gaéle, Chloé et moi sommes envoyées aux machines. Nous sommes installées sur des machines et tandis que la machine avance nous devons ramasser les tomates. A la différente du ramassage au seau, là, nous devons être rapides, nous avons des superviseurs qui nous pressent. Nous avons droit à seulement deux pauses, une de 20 minutes à 9h et une autre de 10 minutes à 13h pour manger. Alors, même si nous sommes payés à l’heure, je me demande si c’est vraiment mieux que les seaux…
Le dimanche, nous sommes de retour aux seaux et là nous passons une de nos pires journées. Chloé et moi mettons 3h pour ramasser les tomates sur une allée de 600 mètres, comme la plupart de nos collègues ont été envoyés aux machines, nous finissons de bosser à 15h, sale journée, je n’ai même pas réussi à atteindre les 50 seaux. Ras le bol, ce soir, on décide de demander un day off pour le lendemain. Cependant, on nous le refuse et on nous propose d’aller planter des avocatiers le lendemain. Bon, payer 20$/heure, ok on accepte. Et pour une fois, on a bien fait ! Nous travaillons pendant 5h à un rythme assez tranquille, le fermier est vraiment sympa, nous récoltons 150$ pour notre boulot et nous finissons la journée à 10h30. Je voudrais des journées comme celle- là tous les jours ! Malgré tout, on décide de prendre notre day-off le mardi pour pouvoir se reposer réellement. Mais là, surprise après avoir accepté notre jour, le manager nous le refuse et nous place d’office dans une ferme. Départ à 4h25, 2h de bus pour aller du côté de Bundaberg. Nous nous retrouvons dans une ferme de sweet potatoes, assises sur des bidons d’eau à couper des tiges d’herbes. 9h pour couper 20 mètres d’herbes, quelle journée… Nous avons beau terminé à 15h, nous attendons pendant 2h que le bus de l’auberge veuille bien venir nous chercher, nous ne rentrons qu’à 19h. Seul point positif de la journée : nous avons eu la bonne surprise de retrouver Lucas, un français que nous avions rencontré à Yandaran. Il a trouvé du boulot dans cette ferme.
Aujourd’hui, au bonheur ! Nous avons réussi à obtenir notre day off ! Le programme de la journée : grasse mat, course et piscine ! Que du bonheur. Malheureusement, de courte durée. Demain, nous allons bosser au sweet potatoes mais cette fois-ci c’est plantation.
Encore une semaine à tenir à ce rythme et à souffrir mais bon faut se dire qu’à la fin nos exploits seront récompensés, enfin on espère… Alors, je vous laisse ! Pensez fort à moi !
| Après une journée de travail! |
courage nénette ! encore une semaine à tenir et tu te reposeras. C'est dur la vie dans les champs !
RépondreSupprimerbisous
maman
tu es cramée ma poulette !!!! reviens vite lol. Courage pour la suite. gros bisous. héléna
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